Manchester City échoue face à Leverkusen, Aubameyang sauve l'OM : la Ligue des champions bascule

Manchester City échoue face à Leverkusen, Aubameyang sauve l'OM : la Ligue des champions bascule

Le mardi 25 novembre 2025, une soirée européenne qui fera date. À l’Etihad Stadium de Manchester, Manchester City a subi sa première défaite à domicile en Ligue des champions cette saison — et pas n’importe laquelle. Battu 0-2 par le Bayer Leverkusen, les Citizens ont vu s’effondrer une série de quatorze victoires consécutives contre des clubs allemands à domicile, une série qui datait d’octobre 2013, quand le Bayern Munich avait déjà fait trembler les fondations du club de Pep Guardiola. Ce n’était pas une simple défaite. C’était un séisme.

Le coup de tonnerre de Leverkusen

Le Bayer Leverkusen n’était pas censé gagner ici. Pas à Manchester. Pas contre cette machine de guerre offensive, pas avec ce milieu qui contrôle tout. Pourtant, les Allemands ont joué comme s’ils avaient tout à gagner — et rien à perdre. Le but de Florian Wirtz à la 32e minute, suivi d’un contre-perfecto de Victor Boniface à la 67e, a mis le feu au Stade de l’Etihad. Les Citizens ont semblé perdus, désorganisés. Et ce n’était pas seulement un problème de forme. C’était une erreur tactique. Pep Guardiola, 54 ans, a reconnu après le match avoir sous-estimé la vitesse de transition de Leverkusen. "Nous avons joué contre un adversaire qui nous a devancé dans l’idée", a-t-il lâché, les yeux baissés. Pendant la pause, il a changé trois joueurs : Bobb, Lewis et Aït-Nouri remplacés par Foden, O’Reilly et Doku. Trop tard. La dynamique était brisée.

Le résultat ? Manchester City, qui pointait en tête de son groupe il y a deux semaines, est désormais sixième provisoirement. La menace est réelle : s’il ne gagne pas ses deux derniers matchs, il pourrait sortir du top 8 et être éliminé de la phase de championnat — un scénario impensable il y a un mois. Leverkusen, lui, remonte à la 13e place. Une ascension spectaculaire pour une équipe qui n’avait pas gagné à l’extérieur en Ligue des champions depuis 2023.

L’OM, le doublé d’Aubameyang et le Vélodrome en feu

À l’autre bout de l’Europe, au Stade Vélodrome de Marseille, la scène était tout autre. Dès la 6e minute, Callum Wilson Barnes, attaquant de Newcastle United, avait mis les Magpies en avant. Un but rapide, brutal. Le public marseillais a retenu son souffle. Mais à la 46e minute, une apparition. Pierre-Emerick Aubameyang, 36 ans, ancien capitaine du Barça, a reçu un ballon de Valentin Rongier, a esquivé deux défenseurs comme s’il avait 25 ans, et a tiré du gauche — un coup franc direct, précis, impitoyable. 1-1. La foule a hurlé. Cinq minutes plus tard, il en a refait un. Une tête de plongeon après un corner de Younes Belhanda. 2-1. Le Vélodrome a tremblé. Ce n’était pas un match, c’était un hommage.

"Aubameyang, c’est l’âme de l’OM", a lancé Christophe Galtier, l’entraîneur, après le coup de sifflet final. "Il ne joue pas pour les stats. Il joue pour les souvenirs." Et ce soir-là, il en a créé un pour la mémoire. L’OM, qui peinait à trouver ses repères en Ligue des champions, remonte à la 7e place. Un point de plus, et la qualification devient tangible.

Chelsea écrase le Barça : un nouveau visage de l’Europe

Tandis que les débats faisaient rage à Manchester et Marseille, Chelsea a fait un autre genre d’histoire à Stamford Bridge. Le FC Barcelone, en crise depuis des mois, a été réduit à dix hommes en fin de première période — un carton rouge non identifié, mais qui a brisé leur équilibre. À la 21e minute, Estevao, 18 ans, brésilien du centre de formation, a fait un slalom de 30 mètres, a dribblé trois joueurs, et a envoyé un tir enroulé sous la barre de Garcia. 2-0. À la 76e, Delap, assisté par Fernandez, a mis la touche finale. 3-0. Le Barça, en perte de repères, a montré une faiblesse défensive inquiétante. Pour la première fois depuis 2021, ils ont perdu trois matchs consécutifs en Ligue des champions à l’extérieur.

Le calendrier s’assombrit : les matchs de mercredi

Mercredi 26 novembre, la pression monte. À Madrid, Atlético de Madrid reçoit Inter Milan à 21h00 CET — un choc entre deux anciens champions. À Paris, Paris Saint-Germain affronte Tottenham Hotspur dans un match qui pourrait décider du groupe. Et à Monaco, AS Monaco reçoit Pafos FC — un match que les Monégasques doivent gagner s’ils veulent espérer se qualifier.

Le classement provisoire, selon l’analyse de beIN Sports du 26 novembre, montre une Europe en pleine reconfiguration. Les géants vacillent. Les outsiders s’imposent. Et les jeunes talents — comme Estevao ou Doku — prennent la relève. C’est la Ligue des champions, mais pas comme on la connaissait.

Le contexte : comment en est-on arrivé là ?

La phase de championnat de la Ligue des champions 2025-2026 a été structurée selon quatre chapeaux basés sur les coefficients UEFA. Manchester City (137,750) et le Real Madrid (143,500) étaient en chapeau 1. Leverkusen (95,250) en chapeau 2. Ce système, conçu pour éviter les affrontements trop déséquilibrés, semble aujourd’hui dépassé. Les clubs de chapeau 2 et 3 ont montré qu’ils pouvaient battre les géants — et ce n’est pas une coïncidence. L’entraîneur de Leverkusen, Xabi Alonso, a misé sur la vitesse et la pression haute. L’OM, sous Galtier, a retrouvé son identité défensive. Chelsea, avec son jeune noyau, a trouvé sa cohésion. Les anciens modèles s’effondrent.

Frequently Asked Questions

Pourquoi la défaite de Manchester City est-elle si grave ?

Parce qu’elle met fin à une série de 14 victoires consécutives à domicile contre des clubs allemands en compétition européenne, une série qui remontait à octobre 2013. Cela signifie que le modèle de domination de Guardiola à l’Etihad Stadium est en train de s’effriter. En plus, Manchester City est désormais sixième, menacé de sortir du top 8 — ce qui l’éliminerait de la phase de championnat, une humiliation pour un club qui a gagné la Ligue des champions en 2023.

Quel impact le doublé d’Aubameyang a-t-il sur l’avenir de l’OM ?

Ce but a redonné de la confiance à toute l’équipe et au public. L’OM, qui était en difficulté après trois matchs nuls, est maintenant à 7 places, à un point du top 6. Si l’équipe maintient cette forme, la qualification est possible. Aubameyang, à 36 ans, devient un symbole de résilience — et peut même influencer les recrutements pour l’été prochain.

Pourquoi le FC Barcelone perd-il autant en Ligue des champions ?

Le Barça souffre d’un manque de profondeur, d’une défense désorganisée et d’un milieu sans contrôle. Contrairement à ses adversaires, il ne développe pas de jeu offensif efficace. L’expulsion contre Chelsea est symptomatique : une perte de concentration, un manque de discipline tactique. Avec seulement 2 victoires en 5 matchs, ils sont à la limite de l’élimination. Le club doit revoir sa stratégie avant la trêve hivernale.

Qui sont les nouveaux talents à surveiller après cette journée ?

Estevao (Chelsea, 18 ans), avec son dribble audacieux et son tir puissant, est devenu une star en une soirée. Jérémy Doku (Manchester City, 21 ans), bien que sur le banc, a montré une vitesse redoutable. Et chez Leverkusen, Victor Boniface, 23 ans, a marqué le but décisif avec une précision de buteur né. Ces jeunes pourraient être les visages de la prochaine génération de la Ligue des champions.

Quelles sont les chances de qualification de l’OM après cette victoire ?

L’OM est à 10 points après 5 matchs, derrière les 3 premiers du groupe à 12 points. Avec deux matchs restants, dont un à l’extérieur contre le FC Barcelone, ils ont encore une chance réelle. Il leur faut gagner contre Barcelone et au moins faire match nul contre l’AS Monaco. Leur adversaire direct, Newcastle, est à 7 points. Une victoire suffirait à les éliminer.

Le système de chapeaux de la Ligue des champions est-il encore pertinent ?

Pas vraiment. Les chapeaux, basés sur les coefficients UEFA, ont été conçus pour éviter les affrontements trop inégaux. Mais cette saison, des équipes comme Leverkusen (chapeau 2) ou Monaco (chapeau 4) battent les géants. Le système favorise les clubs riches, pas les clubs performants. Une réforme est urgente pour garantir l’équité et la compétitivité.